Cocoa pods, Venezuela. Photo: C.Lanaud ©CIRAD
Arabica coffee, Ethiopia. Photo: ©Jean-Pierre Labouisse
Yams in Benin. Photo: J-L Pham ©IRD
Rice harvest, Guinea. Photo: J-L Pham ©IRD
Maize corn. Photo: ©Brigitte Gouesnard

Présentation générale

Contexte 

Dans les centres de diversité des plantes cultivées, en grande partie situés dans les pays du Sud, les systèmes de production s’appuient encore sur une large gamme de diversité génétique, générée depuis la domestication par le savoir-faire paysan en terme de création de variétés, et maintenue au cours des générations par les pratiques de gestion de semences.

Préserver cette diversité in situ est nécessaire parce que toutes ces ressources génétiques ne peuvent être conservées ex situ en banques de gènes et que ces dernières ne peuvent proposer le maintien des processus évolutifs. Cet argument, celui de l'importance des populations humaines locales pour la conservation de l'agrobiodiversité et aussi de l’accès des paysanneries du Sud aux ressources génétiques ont été mis avant par les grandes conventions internationales (Convention sur la Diversité Biologique, Plan Mondial d'Action pour les Ressources Phytogénétiques) pour promouvoir le développement de stratégies de conservation in situ de l'agrobiodiversité.

La nécessité de développer les bases scientifiques de la conservation in situ à la ferme des ressources génétiques des plantes cultivées a revigoré tout un champ de recherche sur les ressources génétiques. S'intéressant tant à la diversité génétique qu'aux pratiques humaines la façonnant, des programmes de recherche se sont développés qui ont produit des connaissances sur la diversité des plantes cultivées dans les agrosystèmes et sa gestion par les agriculteurs. Des questionnements méthodologiques se sont fait jour, dans les disciplines impliquées, mais aussi et surtout au niveau de la nécessaire pluridisciplinarité pour aborder ces questions.

Comparée à la conservation et étude des collections ex situ ou l’amélioration variétale conventionnelle, la conservation in situ ne bénéficie pas du même effort de structuration de la communauté internationale en terme de recherche, mise en œuvre et formation. L’émergence relativement récente de cette approche, son caractère par nature décentralisé, et le fait qu’elle s’inscrive intrinsèquement dans des environnements ouverts, et donc complexes, sont autant d’explications.

 La demande de formation est forte de la part de professionnels (scientifiques, ONG, décideurs) du Sud engagés par intérêt ou nécessité politique dans la préservation et l'utilisation de la diversité in situ des ressources phytogénétiques. Elle fait malheureusement face à un cruel déficit de l'offre de formation (cours, supports écrits ou web). S’il existe des formations sur les aspects généraux et politiques de la conservation in situ des plantes cultivées, on n'en trouve pas sur les outils et méthodes récents adaptés à l'étude de l'agrobiodiversité et sur les moyens de combiner ces méthodes pour développer des approches pluridisciplinaires.

Objectifs 

Former des étudiants et des professionnels du Sud à des méthodes et outils pour l'analyse pluridisciplinaire de la diversité à différents niveaux (plantes, agrosystèmes, pratiques), à en appréhender les limitations, et à situer leurs projets dans le contexte scientifique et politique complexe de la préservation et de l’utilisation de l'agrobiodiversité.

Public ciblé 

L'Ecole est destinée à des candidats de très bon niveau en Sciences sociales ou en biologie, ressortissants des pays du Sud, engagés dans l'étude, la préservation et l'utilisation de l'agrobiodiversité végétale. Cette formation, dispensée en français, s'adresse à des professionnels (chercheurs des SNRA ou des universités, ONG, décideurs publics ou privés, autres), à des post-doctorants ainsi qu'à des doctorants.

Produits attendus 

A la fin de l'école thématique, les participants auront complété leur lexique en Sciences Humaines et Sociales et renforcé leurs connaissances des derniers développements des approches génétiques de la diversité. Leur capacité d'interaction avec les spécialistes de différentes disciplines en sera renforcée pour mieux élaborer et conduire des projets de recherche. La cohérence d'une démarche pluridisciplinaire s'en trouvera d'autant plus facile à faire accepter par les bailleurs de fonds

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